Olivier, photographe nantais.

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samedi 20 février 2016

Stand by...

Deux nouvelles concernant ce blog :
- un cruel manque de temps m'empêche de venir y écrire comme je le souhaiterais...
- je reçois des wagons de commentaires indésirables, et pour l'instant Gandi ne sait pas m'aider à endiguer ce phénomène. J'ai donc décidé de désactiver les dits commentaires, car je n'ai pas non plus le temps de venir quotidiennement faire le ménage parmi les commentaires qui échappent aux filtres anti-spams...


J'espère que tout cela va changer prochainement !

mercredi 11 novembre 2015

"Nantais de comptoir"

Une fois n'est pas coutume, je vais parler de ma vie professionnelle, qui rejoint assez souvent ma vie personnelle...

Voilà plusieurs semaines que je suis occupé par ce projet ; illustrer un livre, qui raconte 50 bars représentatifs de Nantes et les nantais qui les font vivre.

La rédaction est assurée par Florian Le Teuff, et la mise en page par l’agence Babel Arts.

Le livre est en cours d’impression, sa sortie est prévue vers le 20 novembre 2015… avec quelques animations à la clé.
Tout d’abord une exposition, à partir du 26 novembre et jusqu’au 15 janvier 2016, chez Madame rêve ; quelques images et planches du livre, l’occasion de rencontrer l’équipe qui a réalisé le livre, et surtout l’occasion d’acheter un exemplaire dédicacé !
Et en décembre, plusieurs séances de dédicaces, les 9, 10, 11, 12 et 16, 17, 18, 19 décembre, dans des bars du réseau "Culture Bar-bars" …

C’est un beau projet, c’est une belle aventure, ce sera un beau livre…

Nantais de comptoir

mercredi 11 septembre 2013

La vache !

Ce week-end, c'était "La Folie des Plantes" au parc du Grand Blottereau à Nantes...
Cette année, en plus des vendeurs de plantes diverses et du "village solidaire" (où j'ai pu croiser Ze Plombier), la manifestation accueillait une vache.
Une vache nantaise, race qui fut menacée d'extinction au lendemain de la 2nde Guerre Mondiale, et qu'une poignée d'éleveurs est en train de sauver au nom de la biodiversité et de l'adaptation au milieu.
Oseille (c'est son nom !), est donc une nantaise de 15 ans, et elle était accompagnée de Robert.
Ces deux là ne se connaissaient même pas il y a 4 mois !
Avant ça Robert a été, pendant de longues années, Maître d'Hôtel dans les grands palaces parisiens. Jusqu'au jour où il en a eu assez d'être rentable et au service des autres, et qu'il est parti vivre sa vie autrement, plus près de la nature et des gens "normaux".
Prenant connaissance d'un projet du SEVE, il s'est proposé pour accompagner Oseille dans un voyage autour de Nantes.
C'est ainsi qu'il se sont retrouvés au Grand Blottereau, pour conclure ce voyage, qu'on peut probablement qualifier "d'initiatique", pour l'un et pour l'autre !

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Leur histoire est visible ici, ou encore ...

Pour moi ce fut vraiment une belle rencontre !





(On me murmure dans l'oreillette que j'ai peut-être cru à une fable...... allez savoir ! ;) )

jeudi 4 juillet 2013

1 an...

Il y a 1 an jour pour jour mes parents quittaient leur maison à la campagne pour intégrer un appartement en centre ville.
La décision était motivée par l'état de santé de mon père, devenu trop faible pour entretenir une si grande maison et tant de terrain.
Alors le matin du 4 juillet nous étions "sur le pont" de bonne heure, pour finir d'emballer ce qui devait l'être, pour guider les déménageurs, ou aider au chargement des camions.
Le soir la maison était à moitié vide et l'appartement pas encore habitable. Nous allions donc coucher à l'hôtel, et nous avons diné au restaurant.
Mon père avait besoin de se requinquer, et il a commandé une viande rouge accompagnée de frites. En précisant à la serveuse, un peu étonnée : "bien grasses les frites !". Et d'ajouter "aujourd'hui c'est mon anniversaire, vous ne pouvez pas me refuser ça...".
C'était il y un an.
Depuis il y a eu le premier Noël sans lui. Aujourd'hui c'est son premier anniversaire-sans-lui...


mercredi 15 mai 2013

I'm a Greeter !

Tiens, c'est marrant, mais voilà un truc dont je n'ai jamais parlé...
Pourtant, depuis plus d'un an maintenant, je suis l'un des Greeters de Nantes.

Et c'est quoi un greeter ??? Hé bien c'est quelqu'un qui accueille d'autres personnes, dans sa ville, dans son quartier... (to greet, dans la langue de Shakespeare, ça veut dire "accueillir, saluer").
Le Greeter c'est donc un habitant comme un autre, plutôt amoureux de sa ville et qui va la faire découvrir à des visiteurs, qu'ils soient touristes, nouveaux habitants ou travailleurs de passage.

Les Greeters c'est une sorte de grande famille, attachée à une certaine idée du tourisme et des relations humaines.
C'est, par exemple, à l'occasion d'un "Greet" que j'ai eu la chance de rencontrer dernièrement, et (presque) totalement par hasard la fille d'un ancien ami de mon père...

Les Greeters sont apparus pour la première fois en 1992 à New York, sous l'impulsion de Lynn Brooks, qui avait alors 62 ans et une énergie débordante.
Désireuse de faire connaître son idée au plus grand nombre, c'est elle qui a soutenu Sylvie, fondatrice en 2007 des "Greeters de Nantes", premier groupe français de Greeters.
Lyne est morte il y a quelques jours, et tous les Greeters du Monde sont un peu orphelins...

Mais le mouvement continue, et la motivation des Greeters reste la même. Vous pouvez d'ailleurs cerner un peu plus l'état d'esprit d'un Greet, en lisant ce très sympathique article écrit par des étudiants que j'ai eu le plaisir de "Greeter" au début de l'année...



La verrière de l'immeuble CGA

vendredi 15 mars 2013

I love you Sade !!!

Évidemment quand on choisit d'exercer un métier qui se rapporte à l'audiovisuel, même si on a fait clairement le choix du "visuel", on est fréquemment confronté à "l'audio" !
Exemple aujourd'hui, où je vendais le dernier boîtier Nikon expert dans une grande enseigne estampillée audio-visuel/Hi-Tech.
La journée entière face à un écran d'au moins 160cm de diagonale, sur lequel passait en boucle les images de la dernière tournée de Sade Adu, en 2011.

Sade Adu. Rien que son nom est d'une sensualité affolante. Il y a 30 ans, lorsqu'on l'a découverte, j'étais comme beaucoup d'ados de mon âge ; complètement fasciné.
Aujourd'hui la belle traîne derrière elle une réputation de beauté froide et lisse, qui ne force pas son talent et nous ressert, albums après albums (5 au total, on est loin de l'overdose !) des balades certes mélancoliques mais tout de même un brin standardisées.
Force est d'avouer que ce n'est pas faux. A une exception près ; "love is found". Une mélodie synthétique et syncopée, empruntant au bit du rap et du hip-hop, réchauffée aux accents des cuivres et du bandonéon. Envoutante comme un vieux whisky écossais. Doublée d'un clip totalement hypnotique, où la belle Sade nous montre que le temps semble n'avoir aucune prise sur son visage et sa silhouette...

Un titre que je vous invite à savourer ici :



Et je ne résiste pas au plaisir de vous offrir cette photo que j'aime beaucoup, prise pendant cette tournée 2011, en mai, à Hambourg.
Une photo signée Angelika Warmuth.

Sade Adu

© Angelika Warmuth

lundi 7 janvier 2013

2013

Voilà, 2012 est partie, sans que je la regrette vraiment. Non pas qu'elle ait été une si mauvaise année, mais elle s'est terminée dans de telles conditions qu'il est préférable de ne pas trop s'en souvenir.

Peu après la mort de mon père, une de ses anciennes amies me disait que longtemps après avoir perdu ses propres parents, elle ne pensait qu'aux moment tristes qui les concernaient. Et que du coup elle était triste également. Et que plusieurs années avaient été nécessaires avant qu'elle ne pense plus qu'aux moments joyeux.
Je ne sais pas si c'est "pour tout le monde pareil", mais je confirme que pour l'instant ça me fait le même effet...

Mais pour ceux qui restent, comme on dit, la vie continue.
Les amis sont là pour réconforter, et égayer les jours où nous nous croisons.
La famille aussi est là, pour nous aider à porter aussi loin que possible le flambeau que les disparus nous ont légué.

A tous je voudrais souhaiter une belle année 2013.
Qu'elle vous apporte grandes joies et petits bonheurs, qu'elle soit riche de rencontres et de réussites, d'amitiés et d'amour...


Voeux 2013
Ile de Batz, septembre 2012.

vendredi 7 décembre 2012

Bételgeuse

Bételgeuse est l'alpha de l'Orion. Pour les non-initiés (dont je fais partie !) cela signifie que Bételgeuse est la première étoile - la plus brillante - de la constellation d'Orion. C'est une supergéante rouge, une étoile en fin de vie, un des astres les plus brillants de la voie lactée. Elle est connue depuis l'antiquité et comme tous les astres remarquables elle guide les hommes dans les déserts et alimente les pensées mystiques.
Au milieu du XIXe siècle John Herschel en a décrit la variation de luminosité ; pour la petite histoire, John Herschel est aussi celui qui a "inventé" le fixateur utilisé en photographie argentique.

Il y a 50 ans, un jeune homme fut suffisamment insatisfait de sa vie pour envisager de "faire le chemin de Bételgeuse", de rejoindre l'éternité des étoiles. Comme parfois en pareil cas, il a suffit d'un non-évènement, d'une présence fortuite, d'une parole, pour l'arrêter dans son funeste projet. Ce jeune homme c'était mon père.

De cette difficile période de sa vie, il avait gardé le goût d'une indépendance acquise au prix de quelques risques. Et c'est sans doute pour ça qu'il a été mon plus fidèle soutien lorsque j'ai décidé de me lancer dans la photographie à titre professionnel.

Il y a quelques semaines, après s'être battu pendant plusieurs années contre la maladie, il s'en est allé pour de bon sur le chemin de Bételgeuse.
Je ne suis pas certain d'avoir encore bien "intégré" cette disparition.
Pourtant, quelques indices tangibles sont bien présents...

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Photo A. Guitard

samedi 8 septembre 2012

Finies...

Les vacances sont finies, il a bien fallu rentrer à la ville, reprendre une vie "normale", loin des moments privilégiés sur une falaise au dessus d'une mer turquoise, loin des frissons au pied d'une scène de spectacle et l’œil rivé au viseur, loin des moments de plus en plus précieux en compagnie d'un proche dont on sait que ses jours sont comptés...

Après ces quelques semaines de “déconnexion intense” j’ai vu arriver la rentrée avec un peu d’appréhension ; reprise de la vie associative, du train-train des réunions, de la course aux clients, des devis sans réponse et des factures payées en retard, à nouveau les gens qu'on préférerait ne pas revoir, les jours qui raccourcissent et le soleil qui se fait plus rare, et la routine des trucs pas enthousiasmants…

Toutes ces choses qui font que, finalement, on apprécie d’autant plus quand revient le temps des longues marches sur le GR34, des grillades avec les copains, ou des après-midi à lézarder à la terrasse d'un café.
L’été est (presque) mort, vive l’été !!!



"Bien viser..."

dimanche 25 mars 2012

Coin lecture...

Je fais de la photo.
J'écoute de la musique.
Et puis récemment j'ai appris à lire ! Des trucs épais et compliqués, comme par exemple "les raisins de la colère " de John Steinbeck, que j'ai relu avec grand plaisir. Ou le "Livre de l'Intranquilité " de Fernando Pessoa, que je butine à l'occasion, depuis presque un an...
Et aussi des livres plus abordables, plus légers (quoi que !...).
Parmi ceux-ci, deux récits m'ont particulièrement plu.
Le premier m'a été offert cet hiver ; "D'autres vies que la mienne ", d'Emmanuel Carrère, raconte la mort d'une petite fille dans le tsunami de 2004, l'amitié de deux juges boiteux tous deux rescapés d'un cancer, et la mort d'une jeune maman de 34 ans... Destins et histoires qui se croisent et se suivent, dans un enchainement qu'un romancier n'aurait pas oser imaginer. Une occasion pour l'auteur de tomber son masque narcissique, et de s'ouvrir aux autres et à leurs souffrances.

D'autres vie..., Emmanuel Carrère

Le deuxième m'a été conseillé par une amie ; "Le fils ", de Michel Rostain, est écrit à la première personne. Mais ce n'est pas l'auteur qui parle, c'est son fils.
Un fils unique qui vient de mourir à 21 ans d'une méningite fulminante. Et qui regarde ses parents se débattre avec cette nouvelle vie appesantie du chagrin ultime, celui de perdre son enfant. C'est très bien écrit, émouvant, souvent drôle.
Ironie du hasard (qui n'existe pas !), l'action se passe entre Quimper et Douarnenez (et un peu à Rennes, aussi). Ceux qui savent combien j'apprécie ce coin de Finistère sud souriront probablement...

Le Fils, Michel Rostain

Ces deux livres nous parlent de l'Homme, avec un grand H, capable d'expérimenter l'inconcevable, de s'extraire du sordide, d'y survivre, et d'y puiser même la force d'exister et de grandir, d'y trouver les fondements de la compassion et de l'empathie. Deux livres à coté desquels il serait, à mon avis, dommage de passer...


En guise de conclusion une petite image personnelle. Peut-être pour conjurer "quelque chose", peut-être parce que depuis quelques temps, je me sens cerné d'un peu près par les enterrements (comme disait Mr Georges...)

Tous morts !
"Tous morts !" (work in progress...).