Olivier, photographe nantais.

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dimanche 25 mars 2012

Coin lecture...

Je fais de la photo.
J'écoute de la musique.
Et puis récemment j'ai appris à lire ! Des trucs épais et compliqués, comme par exemple "les raisins de la colère " de John Steinbeck, que j'ai relu avec grand plaisir. Ou le "Livre de l'Intranquilité " de Fernando Pessoa, que je butine à l'occasion, depuis presque un an...
Et aussi des livres plus abordables, plus légers (quoi que !...).
Parmi ceux-ci, deux récits m'ont particulièrement plu.
Le premier m'a été offert cet hiver ; "D'autres vies que la mienne ", d'Emmanuel Carrère, raconte la mort d'une petite fille dans le tsunami de 2004, l'amitié de deux juges boiteux tous deux rescapés d'un cancer, et la mort d'une jeune maman de 34 ans... Destins et histoires qui se croisent et se suivent, dans un enchainement qu'un romancier n'aurait pas oser imaginer. Une occasion pour l'auteur de tomber son masque narcissique, et de s'ouvrir aux autres et à leurs souffrances.

D'autres vie..., Emmanuel Carrère

Le deuxième m'a été conseillé par une amie ; "Le fils ", de Michel Rostain, est écrit à la première personne. Mais ce n'est pas l'auteur qui parle, c'est son fils.
Un fils unique qui vient de mourir à 21 ans d'une méningite fulminante. Et qui regarde ses parents se débattre avec cette nouvelle vie appesantie du chagrin ultime, celui de perdre son enfant. C'est très bien écrit, émouvant, souvent drôle.
Ironie du hasard (qui n'existe pas !), l'action se passe entre Quimper et Douarnenez (et un peu à Rennes, aussi). Ceux qui savent combien j'apprécie ce coin de Finistère sud souriront probablement...

Le Fils, Michel Rostain

Ces deux livres nous parlent de l'Homme, avec un grand H, capable d'expérimenter l'inconcevable, de s'extraire du sordide, d'y survivre, et d'y puiser même la force d'exister et de grandir, d'y trouver les fondements de la compassion et de l'empathie. Deux livres à coté desquels il serait, à mon avis, dommage de passer...


En guise de conclusion une petite image personnelle. Peut-être pour conjurer "quelque chose", peut-être parce que depuis quelques temps, je me sens cerné d'un peu près par les enterrements (comme disait Mr Georges...)

Tous morts !
"Tous morts !" (work in progress...).

dimanche 4 mars 2012

En avant la musique !

Tu te souviens probablement fidèle lecteur (oui, on se tutoie, depuis le temps qu'on se connait !) qu'aux débuts de ce blog, j'avais eu une occasion de te parler de cinéma...

Cette fois, et ça ne deviendra pas une coutume, on va causer de musique. Parce qu'il n'y a pas que la photo dans la vie !
Autant le dire tout de suite, j'achète assez peu de musique. Mais qu'on se rassure, je ne télécharge pas pour autant !
Ma façon d'écouter de la musique, est finalement assez classique ; quelques CD, choisis généralement parce que je connais déjà l'artiste, ou à la suite d'une écoute attentive de quelques morceaux disponibles sur Internet.
CD auxquels il faut ajouter la découverte "au gré des clics" de titres inconnus, suggérés par Youtube et autres plateformes d'hébergement de musique...
Mais en général c'est en écoutant FIP que je me dis "tiens c'est bien ce truc" : je vais sur la play-list du site internet, je note les références du morceau et j'essaye de trouver quelques "échantillons" d'autres morceaux ou albums. Et si la première impression se confirme, je note ; un titre de morceau, le titre de l'album, une année de sortie, et si j'y pense, le "genre" de musique...
C'est ainsi que dernièrement je me suis retrouvé avec quelques pages de Moleskine (vous savez, le faux carnet des stars !) noircis de listes de titres. Et comme j'avais récemment des chèques cadeaux à dépenser dans une grande enseigne "culturelle", je suis passé par le rayon musique de la dite enseigne.

J'y ai d'abord choisi Seven, le dernier album de DJ Cam, alias Laurent Daumail. Une bonne musique électronique, plutôt funk / jazz matinée d'une pointe de groove, et ponctuée de quelques samples ou loops qui évoquent la musique classique... Ecartelé entre Mike and the Mechanics et Massiv Attack, l'ensemble se laisse volontiers écouter lors d'une balade en bord de mer, lorsque le soleil dissipe la brume du matin...



Ensuite j'ai choisi Radio Retaliation de Thievery Corporation, album produit en 2008 par ce duo composé de Rob Garza et Eric Hilton. Les fans d'Asian Dub Foundation ne seront pas dépaysés ; world music et trip hop au programme, avec quelques invités de renom. Dont Anushka Shankar et Femi Kuti, pour ne citer que les plus célèbres.
Simple et efficace, pas grand chose à ajouter...



Mon troisième choix fait un peu figure d'OMNI, Objet Musical Non Identifié...
Cannibal Courtship des Dengue Fever est une surprise comme on en éprouve rarement. Imaginez ce que peut donner une pop rock orientale, aux accents un peu trash (limite shitgaze), saupoudrée d'une pointe de Blur, d'un zeste d'ABBA et d'une pincée de musique de restau chinois... exotique non ?!
Probablement celui, de ces 3 albums, qui demande le plus d'accoutumance pour être apprécié à sa juste valeur...






Voilà donc trois albums en plus (ou en moins, c'est selon...) et en avant la musique !!!

jeudi 2 février 2012

Edition 2012

Etre "pro" ne veut pas dire qu'on n'est plus "amateur" ; en l'espèce j'aime toujours autant la photo, et c'est toujours avec le même plaisir que j'attrape un boîtier, pour aller photographier le monde qui m'entoure.
Et l'aboutissement logique de cette activité photographieuse, c'est de montrer mes images. Par exemple à l'occasion de l'exposition annuelle du Photo Club Nantais.

Exposition visible du 31 janvier au 12 février, au Manoir du Parc de Procé, à Nantes.
Tous les jours de 13h00 à 18h00, l'entrée est libre (pour ceux qui connaissent le lieu, la restauration est fermée jusqu'à mi mars...).


OK_PCN2012_Flyer_web.jpg

samedi 28 janvier 2012

Social Networks

Non, je ne vais pas vous parler du film consacré à l'invention de Zucky, mais de la vraie vie dans le vrai monde !
Et force est de constater que "le réseau", comme on dit de façon très générique, est devenu une composante incontournable de la vie du jeune entrepreneur (et du moins jeune aussi d'ailleurs, mais là il faut surtout comprendre "jeune" au sens de "récent" !).
Bref... je réseaute, tu réseautes, il réseaute... nous réseautons tous !
Comme beaucoup j'ai ma page sur Facebook et mon profil sur Viadeo. Mais je suis surtout et avant tout membre de réseaux beaucoup plus réels, qui trouvent parfois leurs origines dans les réseaux internet précédemment cités.

C'est lors d'une soirée d'un de ces réseaux, que je me suis retrouvé (presque) par hasard à faire des photos pour un magazine gratuit ; InfraRouge (c'est son nom !) est à l'origine un magazine parisien, décliné aujourd'hui en "éditions locales". C'est ainsi qu'à l'avant dernière soirée du Club Vendée Grandeur Nature, j'ai eu pour mission de faire quelques portraits des gens présents.
Des photos qui n'ont rien d'artistique, mais c'était ma première parution "presse". Alors je savoure...

InfraRouge La Roche hiver 2011

Petite anecdote amusante pour nous, auteurs, qui voyons régulièrement nos droits bien malmenés ; ces photos me sont "créditées", alors que je les ai faites gracieusement. Et c'est bien. Sauf que les images des cuisines ne sont pas de moi, ni celle qui se trouve tout en bas à droite (je n'aurais jamais fait un portrait avec un tel coup de flash frontal !).

Et pour ceux qui voudraient en savoir plus, autrement dit découvrir ma calvitie bien installée, mes yeux globuleux et ma voix un peu hésitante, voici une vidéo réalisée par mon confrère Stéphane Grossin lors de la soirée suivante (c'est à la fin, vers 4'30") :




La suite au prochain épisode, car je pense que nous aurons l'occasion d'en reparler...

dimanche 8 janvier 2012

Du changement

Il n'a certainement pas échappé au lecteur assidu que l'aspect de certains billets de ce blog a changé ; histoire d'avoir des pages moins "interminables", j'ai modifié l'affichage de ces billets, et on n'en voit plus que les premières lignes.
Il suffit ensuite de cliquer sur "lire la suite", pour afficher l'article complet.

Et je compte sur vous, bêta-testeurs malgré vous, pour me dire ce qu'il faut en penser. Moi j'aimais bien voir s'afficher les photos, mais peut-être que vous préférez voir d'abord une "accroche" et ne cliquer que si le contenu vous semble digne d'intérêt.

Lecteurs de la première heure, ou fraichement débarqués sur ce blog, n'hésitez pas à donner votre avis en commentaire. Merci d'avance !

Bonne année !

Bon d'accord, ce n'est pas d'une originalité folle, mais c'est de saison !

Que 2012 soit donc, pour vous et vos proches, une année lumineuse !

3Destruct

lundi 28 novembre 2011

Pourquoi je photographie ?

Je ne saurais dire combien de fois cette question m'a été posée.
D'ailleurs tous les photographes y ont le droit un jour. Je veux dire "tous les photographes qui vont un peu au delà de la simple image d'illustration" (bien que cette dernière ne soit en rien une honte, mais elle laisse souvent peu d'espace à la touche personnelle...) (... quoi que...).
A chaque nouvelle rencontre, à chaque entrevue médiatisée, à chaque exposition, comme la lancinante vibration du moteur d'un vieux frigo, revient cette interrogation ; "pourquoi faites-vous des photos".
Au début on se perd un peu dans les méandres de sa propre réflexion. Et la réponse est souvent très banale ; "pour fixer les émotions", "pour arrêter le temps", "pour "témoigner d'une époque", etc, etc...

Personnellement j'en serais probablement resté là.
Jusqu'à réaliser que prendre une photo, c'est voler quelque chose. Au temps, ou à quelqu'un.
Jusqu'à la lecture récente d'un récit autobiographique, écrit par mon père. Et la prise de conscience d'un lourd héritage ; une forte propension à écouter et à aider, comme en réponse à une incapacité maladive à dire les choses.
Ce pourrait-il, alors, que mes images cherchent à exprimer ce que les mots ne peuvent pas dire ?





D'ailleurs, je ne suis pas le premier à avoir "cogité" sur le sujet... d'autres, bien plus "savant", l'ont fait avant moi. Comme par exemple Serge Tisseron, dans son "Mystère de la chambre claire, photographie et inconscient" paru chez Flammarion dans la collection "Champs arts" :
"(…) tout photographe est préoccupé par sa présence dans ses images. Cette présence prend parfois l'aspect d'une quête répétitive de son propre reflet dans les objets photographiés. Elle est également parfois visible sous la forme de l'ombre portée du photographe. Mais elle est surtout présente dans toute photographie par l'existence d'un "style". Reconnaître un style, c'est toujours reconnaître la présence du photographe dans l'image du monde qu'il a fixée et que nous avons sous les yeux. C'est en cela que le style est essentiel en photographie. Parce qu'il correspond au désir essentiel qui anime toute les "prises" photographiques, aussi bien celles du touriste pressé que du professionnel aguerri. L'horizon imaginaire qui anime toute entreprise photographique est le désir de constituer une image du monde où se donne à voir sa propre présence."

Dont acte !!!

vendredi 4 novembre 2011

Le(s) retard(s)

Ce billet sera donc placé sous le signe du retard...

Le retard de paiement, tout d'abord ; un mien client, start up française filiale d'un groupe américain, me paiera ma - modeste mais quand même ! - facture de septembre avec un mois de retard.
Jusque là, me direz-vous, pas de quoi s'affoler outre mesure. Sauf que l'explication est assez cocasse ; la patron de la dite boîte a dû partir "en urgence" aux Etats Unis, et il est le seul à pouvoir signer tous les paiements. Que ce soit la facture d'un prestataire de service... ou les salaires de ses collaborateurs !
Donc, moi j'attends le paiement de ma facture... et les salariés attendent leurs salaires !
Avant d'être photographe j'ai bossé 15 ans dans l'industrie, dans des boîtes de 40 à plus de 10000 salariés, dont une multinationale américaine... et je n'ai jamais vu ça ; là, personne n'a délégation de signature pour le moindre paiement. On croit rêver !
Personnellement, à la place de tous ces jeunes qui semblent ambitieux et prometteurs, je serais un peu inquiet !!!

Et puis dans les retards, il y aussi mes propres "retards à l'allumage"...

Un petit mot, donc, sur une escapade à Rennes, il y a maintenant 15 jours.
J'espérais y croiser ma copine virtuelle LeeZen, et les évènements en ont décidé autrement. Tant pis, ça me fera un prétexte pour y retourner !

Ce déplacement était aussi, et surtout, l'occasion d'aller voir la très belle exposition "PASsages" de Claudine Doury, consacrée à l'adolescence et à ses rites de passage dans le monde adulte. Un travail tout en douceur et en finesse, je serais tenté de dire "comme d'habitude" de la part de Claudine Doury. Un travail délicat, mais aussi parfois un peu "dur", à l'image de ce que peut être l'adolescence..
Claudine Doury (qui m'a autorisé à afficher l'image ci-dessous, et je l'en remercie vivement !) me signale qu'elle sera de retour à Rennes le 30/11, à la librairie Le Chercheur d'Art, pour y dédicacer son dernier livre "Sasha"...


© Claudine Doury

Occasion aussi de découvrir, sur le marché de la Place Saint Anne, le travail d'un photographe argentiste dont j'ai beaucoup aimé le regard : Mikaël Helleux... Pour les nantais qui seraient intéressés, Mikaël est actuellement sur les murs de la boutique Bientôt. Mikaël, si tu passes par là ; pourquoi ne pas proposer à la vente des tirages non encadrés, à un prix un tout petit plus light que les tirages sous verre ? (j'aime pas les sous-verre !!!)

Un passage à Rennes imposait aussi une visite à la Librairie du Voyage, vantée maintes fois par LeeZen. Et à juste titre ! L'accueil de Pascal et son comparse y est exemplaire ; si vous manquez d'idées de voyages, faites-leur confiance, ils vous trouveront une destination sur mesure pour vos envies du moment !

Et puis, pour conclure cette liste, je ne peux pas passer sous silence la fin de journée à la crêperie La Ville d'Ys, rue Saint Georges... Il n'échappera à personne que cet établissement fait hommage au Finistère sud ; la recette des crêpes et galettes est d'ailleurs "de là-bas", et la farine issue de la filière bio. L'accueil est fort sympathique, pour peu qu'on ne se comporte pas en ours mal léché ou en parisien conquérant... Bref, une adresse hautement recommandable !

Sur ce, et puisque le retard règne en maître, je vais aller développer les films N&B qui encombrent les clayettes de mon frigo depuis quelques semaines !...

dimanche 23 octobre 2011

Quinzaine Photographique Nantaise

Elle est finie depuis une semaine, et pour une fois, j'ai vu la majorité des expositions.
Je n'ai pas tout aimé, loin de là.
Mais j'ai revu avec émotion "The Ballad of Sexual Dependency" de Nan Goldin. La première fois c'était en 1997, et déjà à Nantes. Je m'étais senti très proche de cette façon de montrer les choses, sans artifice, telles qu'elles sont. Et j'étais ressorti de ce visionnage avec l'envie, toute simple mais impérieuse, de photographier.
Quinze ans plus tard l'effet a été le même ; cette Balade m'a ému, et m'a donné envie de photographier, encore et encore.

Cette quinzaine fut aussi l'occasion de découvrir un jeune photographe nantais : Cyril Rezé. Il exposait un travail très sensible, que je qualifierais volontiers de "féminin", et intitulé "entre deux". Aussi surprenant que cela puisse être, Cyril exposait pour la première fois ses photos au public. Parions que ce ne sera pas sa dernière !

mercredi 5 octobre 2011

Triste anniversaire...

Le 11 septembre 2011 le Monde entier s'abreuvait de la folie des hommes, une histoire de tours jumelles et d'avions suicides...

Ce même jour, dans l'anonymat d'une jolie demeure normande, disparaissait un grand homme. Quoique, finalement, Michel Zacharie Lecomte n'était pas si grand que ça ; mais son esprit était grand ouvert, et son humanisme l'était tout autant.
Michel Lecomte était "artiste peintre", et passionné d'automobiles et de sports automobiles. Il s'en était fait une spécialité, dès les années 60, et ses portraits de pilotes ou de machines étaient célèbres dans ce milieu. Il fût "peintre officiel des 24 du Mans", ses amis s'appelaient Jean Alesi, Alain Prost, Bernard Dudot, Jean-Louis Moncet, Jean Rédélé ou Ayrton Senna...
Et puis il fût aussi - et surtout, serais-je tenté de dire - prof d'arts plastiques dans un collège de la région rouennaise. Il n'avait pas son pareil pour motiver ses élèves, et il les accompagnait avec beaucoup d'humanisme. Pour qu'ils deviennent, non pas des cracks ou des performers de tel ou tel sujet, mais plutôt des citoyens à l'aise dans leurs pompes, dans leur vie, et avec les autres. Autrement dit, des "gens biens". Même quand, du point de vue du corps enseignant, ça ne paraissait pas gagné d'avance.
Je connais au moins un spécimen de ses ouailles pour qui c'est globalement réussi. Alors je dis merci Michel, et profitez bien de l'éternité...


http://www.michelzlecomte.fr/

lundi 3 octobre 2011

Tout va bien !

Je suis comme tout le monde (ou presque...) ; certains matins je me réveille avec l'esprit dans le gris, à l'avenant du ciel au dehors, envie de rien, pas d'énergie, et une tendance certaine à la procrastination.
Et puis il y a les jours de Grâce ; sans que je sache pourquoi (quoique... j'ai bien une petite idée quand même !), dès le matin la journée s'annonce riche de promesses, riche de projets, riche d'envies.
Ce matin, derrière l'horizon rougeoyant, pointait une journée de soleil, de chaleur, de réconciliation avec la vie (rien que ça !).
Coté boulot d'abord : les clients deviennent réguliers, et à défaut de faire de moi un homme fortuné, ils me permettent de regarder vers l'avenir avec un peu plus de sérénité.
Et puis, sans que ça ait obligatoirement un rapport, les projets artistiques se multiplient, et certains prennent une tournure quasi concrète ; travaux à thème en vue d'exposition, participation à la sélection d'un festival, collaborations diverses avec des assos et groupes de musique, édition d'un recueil illustré, petit marché d'artistes, etc, etc... il faut juste que je m'applique à mettre de l'ordre et des priorités dans tout ça !



Aube orange

N'hésitez pas à cliquer sur la carte postale ci-dessus ; elle ne s’agrandira pas pour autant, mais vous aurez accès au morceau (vivifiant !) d'un groupe que j'écoute beaucoup ces derniers temps...

dimanche 28 août 2011

Du nouveau...

Hé oui, il y a un peu de nouveauté dans ma vie de photographe... Essentiellement de la nouveauté "matérielle".
Je passe sur le 50mm f1,8 qui a enfin rejoint mon sac ; longtemps considérée comme l'optique "de base" de tout système réflex, elle était un peu tombée en désuétude avec l'avènement des capteurs numérique au format APS-C.
Sur un capteur 24x36 elle se justifie à nouveau pleinement ; qualité optique, légèreté et discrétion (surtout comparé aux imposants zooms "pro" à ouverture constante !)... Et surtout quelle "facilité" d'utilisation ; avec un 50mm le cadrage redevient instinctif, puisque ce qu'on cadre dans le viseur est à peu près à l'échelle 1/1 par rapport à ce que voit notre oeil.

Et puis il y a ces deux belles pièces de collection.

Tout d'abord un très mignon Rolleiflex baby grey, que j'ai acheté pour une bouchée de pain (du bon pain, quand même !).
Il est dans un état cosmétique irréprochable, mais l'obturateur nécessite une réparation. Ceci expliquant cela...

_DSC2263.jpg

Et il y a ce magnifique Hasselblad 503CX... qui m'est prêté par un proche parent, pour une période "indéterminée".
Livré dans son imposante valise noire siglée "Hasselblad Sweeden" (bonjour la discrétion !!!), et accompagné du 100mm f3,5 , du 50mm f4, du 180mm f4, d'un prisme à cellule, de filtres, de pare-soleils, et d'autres accessoires divers. Un bien bel objet que j'utilise toujours avec la pointe de respect qu'il inspire.
Un appareil que j'aimerais d'ailleurs d'utiliser pour concrétiser un projet naissant ; photographier un quartier "américain" installé à proximité d'une ex-base de l'OTAN, et témoigner de la désertification lente du lieu...

_DSC2265.jpg


Il y a des périodes comme cela où un petit rayon de soleil intérieur compense agréablement l'été qui se meure doucement...



samedi 16 juillet 2011

La boucle est bouclée...

Il y a des jours comme ça où le hasard - qui n'existe pas - vous convie à d'étonnants voyages...
Je suis allé pour la première fois à Lisbonne en 1991, et j'ai adoré cette ville et ses habitants. Et c'est avec un égal bonheur que j'ai redécouvert ce merveilleux endroit en 2009.
Je me disais justement ces jours-ci que j'y retournerais avec un plaisir décuplé, cédant probablement à la tentation d'emporter avec moi un moyen format argentique et une brassée de Tri-X 400...

Loin de ces considérations, je faisais ce soir un brin de rangement dans un placard de la cuisine (j'ai une vie passionnante !)...
Intrigué par la photo qui agrémente les nouveaux "sac cabas" distribués dans les hyper-marchés de Michel-Edouard, je retourne l'un de ces dits sacs dans tous les sens, pour découvrir que l'auteur de l'image est Aldo Soares.
Petite recherche sur Internet, occasion de découvrir - parce que je ne connais pas grand chose de ce photographe, en dehors de quelques parutions dans la presse magazine - qu'il a effectué un travail consacré à Lisbonne et Fernando Pessoa. Ce travail est visible sur son site, en cliquant sur la galerie ad hoc...
On y voit ce qui, à mon sens, fait l'identité de cette ville : un mélange de mélancolie et de joie de vivre, d'ombre et de lumière, de faste et de simplicité. Le tout agrémenté de l'inoubliable musique de Madredeus, un de ces titres tirés de la BO du film Lisbon Story.
En allant regarder la bibliographie d'Aldo Soares, je vois qu'il a d'ailleurs tiré un livre de ce travail. Un livre intitulé "desassossego" : "inquiétude" en portugais, si justement transformée en "intranquillité" par Françoise Laye, la traductrice de "Livro do desassossego", le fameux "Livre de l'intranquillité" de Pessoa.
Cherchant quelque information concernant ce "desassossego" d'Aldo Soares, je surfe sur le Web et arrive sur le blog de Pierre Assouline, qui a consacré un billet à ce livre. Dans les commentaires du billet, quelqu'un évoque le "nocturne indien" d'Antonio Tabbuchi, le plus "pessoesque" des écrivains italiens. "Nocturne indien" porté à l'écran par Alain Corneau, et magnifiquement illustré du très poignant Quintet pour cordes de Franz Schubert.
Musique qui me vient souvent en tête en ce moment, lorsque je me plonge dans la lecture du "Livre de l'intranquillité" de Fernando Pessoa.
La boucle est ainsi bouclée !

P1000389.jpg
Beco dos Frois, Graça, Lisboa...

samedi 9 juillet 2011

Rentré...

Il y a déjà 2 semaines que j'ai réintégré mon "chez moi", après 6 semaines passées en Finistère sud...
Dire que j'ai été conquis par la région serait un doux euphémisme. Les mauvaises langues me diraient d'y retourner en hiver, et que mon avis changerait certainement. Ce sont de mauvaises langues râpeuses !!! Je n'ai aucune illusion sur le caractère nettement moins enjôleur de la baie de Douarnenez, lorsqu'elle est plongée dans la brume et le crachin. Mais en bord de mer, la brume et le crachin prennent une saveur assez différente.
Je suis né au bord de la mer, et plus de 25 ans après avoir quitté ma ville natale (puis ma région d'origine), j'ai fini par réaliser que la mer me manque. Même lorsqu'elle n'est "qu'à" 75 km de distance. Elle manque à mes sens, elle manque à mes tripes, elle manque à ma "spiritualité", comme une personne chère peut manquer à ceux qui l'aiment...



(Baie de Douarnenez, depuis la plage de Saint Jean)


De ce séjour breton je garde également la redécouverte de mon attachement à la terre et au travail manuel ; curieuse sensation pour moi qui suis (ou qui croyais être...) ce que mon père appelle malicieusement une "fleur de HLM"...

Et en attendant que murisse le fruit, plus ou moins amer, de mes cogitations du moment et de ces semaines passées, il me plaît de citer Fernando Pessoa, qui écrivait dans son "Livre de l'intranquillité" :
"J'ai conquis, un petit pas après l'autre, le territoire intérieur qui était mien de naissance. J'ai réclamé, un petit espace après l'autre, le marécage où j'étais demeuré nul. J'ai accouché de mon être définitif, mais j'ai dû m'arracher de moi-même au forceps."

mercredi 11 mai 2011

La vie continue...

Au rythme d'environ un billet par mois depuis le début de l'année, ce blog ne risque pas la surcharge !

A ma décharge, quelques "contre-temps" dans ma vie ne me permettent pas d'avoir l'esprit aussi disponible que nécessaire...

Ceci étant, j'ai tout de même pris le temps d'aller participer à une petite exposition collective, organisée par l'association "Clic-clap" de Saint Evarzec dans le Finistère sud, lors du week-end de Pâques.
L'occasion pour moi de découvrir une fort belle région.
Je fus aussi rassuré de voir qu'il y a des photographes talentueux même dans les coins les plus reculés de France !
Belle surprise enfin, que 350 personnes nous fassent l'honneur de leur visite entre le samedi midi et le dimanche soir ! Visiblement les bretons sont curieux et amateurs d'art, peut-être même plus que certains citadins pourtant réputés "ouverts" à la culture !

Et c'est parce que j'ai aimé cette région que j'y retourne "en immersion" pour quelques temps. Occasion de faire des photos, très certainement. Occasion aussi de faire le point sur certaines choses, loin du tumulte de la ville et de l'excitation de la vie "quotidienne". Une retraite spirituelle en quelque sorte. Mais une retraite spirituelle un peu occupée, puisque je donnerai des heures de bénévolat sur un chantier d'éco-construction...

Ce qui ne m'empêchera pas de goûter à la douceur de vivre locale...
Maison Larnicol, à Concarneau...

vendredi 25 mars 2011

Heureux...

Oui, je suis heureux que mon image ait été montrée au public en aussi bonne compagnie !
C'est un de ces petits bonheurs dont j'ai bien besoin en ce moment...

Merci encore à Flore pour cette généreuse initiative, et RDV en octobre 2011 !


© Adrian Claret


Le reportage de Jean-François Vallet, visible ici...

dimanche 6 mars 2011

Il est temps !...

Oui, il est temps que je me réveille ! Parce que là, ça fait quelques jours semaines mois que j'ai sombré dans une espèce de léthargie intellectuelle pas très brillante.
Non pas que je ne fasse rien, car mes journées sont tout de même assez remplies, mais j'ai cette désagréable impression de tourner en rond, que certains sujets n'avancent pas comme je le voudrais.
Il faut dire aussi que passer du statut de salarié "confortable" à celui de chômeur bien occupé, pour enfin endosser la tenue du travailleur indépendant, dans une profession "artistique" qui plus est, n'est pas toujours simple. Et cela s'accompagne de quelques vagues, qui prennent parfois l'allure de lames de fond !

Ceci étant dit... je viens d'accrocher l'expo "Bem-vindo a Lisboa" pour la troisième fois depuis septembre dernier ; cette fois-ci, c'est à l'agence Logi-Ouest, 9 route de Carquefou, à Nantes.
Ce n'est pas une galerie, loin de là, mais l'endroit est agréable et bien éclairé. Il manque juste du recul, puisque les images sont accrochées en majorité dans un couloir. Un large couloir, certes, mais un couloir tout de même !

Ben-vindo Logi-Ouest

Je ne boude pas pour autant, comme on dit "il faut faire avec ce qu'on a" ! Les endroits "institutionnels" dédiés à l'exposition de photos sont rarissimes à Nantes, c'est d'ailleurs un véritable scandale. Et lorsqu'on interroge l'adjoint au maire chargé de la culture - un chanteur aux "cheveux de paille", meneur d'un groupe de musique bretonne comprenant trois dénommés "Jean" - cela ne semble pas l'émouvoir plus que ça. Dommage tout de même, pour une ville de près de 300 000 habitants qui se veut un pôle culturel régional...

Pendant que je suis dans le coin, je me dois aussi de remercier Flore, qui m'a envoyé la photo dont elle parlait dans ce billet.
J'ai donc bien reçu cette vue de Düsseldorf, et bien que les initiales de l'auteur ("HRC") ne me semblent pas inconnues, je ne vois absolument pas qui il (elle) peut être...

Dusseldorf
"Düsseldorf", © HRC

Si il (elle) passe par ici et souhaite se manifester, je lui en saurais gré...


Enfin, last but not least, une des raisons pour lesquelles je vais devoir me réveiller ; si cela se confirme, je pourrais être l'organisateur du "off" d'un assez prestigieux festival photographique du "Grand Ouest". Un festival breton, pour tout dire. Je suis à la fois terriblement excité, et un peu inquiet de voir que les choses trainent en longueur. Le festival débutant avec le mois de juin, il reste 3 mois pour organiser la chose. Rien de trop, à mon humble avis...

mercredi 9 février 2011

J'ai raté l'anniversaire !!!

Ce blog vient de passer le cap de la première année d'existence...
Le contenu n'en est pas exceptionnel, mais il me permet de garder le contact avec certains d'entre vous. Alors je continuerai à l'alimenter, aussi régulièrement que possible à défaut de le faire souvent.
Pour les anniversaires de blogs, la tradition blogosphérique veut qu'on organise un concours... Je vais y réfléchir. Il y aura certainement un tirage photo à gagner, avec une question à la clé, sinon ce serait trop facile !!!

Et puisque je suis dans le coin, j'en profite pour vous signaler le prochain festival "Photo de Mer" de la ville de Vannes. A voir. Absolument.



Et pour terminer, je vous signale que ma copine Framboize (qui fût la première gagnante sur ce blog !), elle organise (en partenariat avec "Rue du T-shirt") un concours sur son blog, elle...

dimanche 2 janvier 2011

Bonne année !

Cette année je m'étais promis de passer des heures au labo, pour concocter de jolis tirages en petit format, que j'aurais envoyés comme cartes de vœux...
Et puis, comme d'habitude, le temps qui passe a été plus rapide que moi !
C'est donc, une fois encore, par la voie électronique je vais répandre mes bons voeux autour de moi.

J'espère que cette année 2011 vous inspirera, que vous soyez photographe ou pas.
Qu'elle vous apportera tout le bonheur que vous pouvez souhaiter.
Qu'elle vous enrichira, autant matériellement que spirituellement.

Quelles que soient vos motivations, je vous souhaite de bien profiter de ces 12 mois qui viennent !


Voeux 2011

mercredi 15 décembre 2010

ASA s'expose... Eléments : Terre

Le collectif des Amis des Sels d'Argent, dont je fais partie, s'expose du 15 décembre 2010 au 16 janvier 2011, au château de la Gobinière à Orvault.
Vernissage le samedi 18 décembre, de 10h00 à 13h00.

Les gens du coin - et d'ailleurs ! - sont cordialement invités à visiter cette exposition, et à se joindre à nous pour le vernissage du 18 décembre.

Du lundi au vendredi : 8h30 - 12h30 / 13h30 - 17h30
Samedi et dimanche : 15h00 - 18h00
Fermée les 25 et 26 décembre et 1er et 2 janvier.


Flyer Elements Terre

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